Tradition nordique : Le saumon Gravlax

Tradition nordique : Le saumon Gravlax

Cru, cuit, fumé, en sushi ou en sashimi, le saumon sous toutes ses formes éveille nos papilles. Depuis peu, sur les cartes nous retrouvons un nouvel invité : Le saumon gravlax..

La tradition scandinave

Une tradition qui est née à 2 000 kilomètres d’ici en Suède. Spécialité suédoise, le gravlax est consommé dans toute la Scandinavie et ses environs.
Quand on vit en Scandinavie, découvrir des recettes de saumon mariné devient rapidement une évidence : On trouve facilement le saumon de Norvège. De plus, on peut manger souvent du saumon. Et on peut varier les plaisirs grâce à la grande variété des préparations possibles.

D’où vient le nom Gravlax ?

Le gravlax (nom d’origine suédoise, aussi connu sous le nom de gravlaks (norvégien), gravad laks (danois), graavilohi (finnois) ou graflax (islandais) est une spécialité culinaire d’origine nordique. C’est à base de saumon cru en filet. En français, on le trouve souvent sous le nom de gravelax, décliné en gravelax de saumon ou saumon gravelax, saumon en gravelax ou saumon façon gravelax.

Qu’est ce que le saumon Gravlax ?

Il s’agit de saumon frais mariné. Le résultat est surprenant et vraiment délicieux. Le poisson cru mariné plusieurs jours dans du sel, du sucre, un peu de poivre et de baies et de l’aneth.

Par ailleurs, il est préparé à partir de filets de saumon cru (parfois légèrement fermentés), entre lesquels on ajoute du sel (pour environ 10 % du poids du poisson), une touche de sucre, du poivre blanc et de l’aneth, ainsi que d’autres épices à discrétion (Vodka, cognac, baies roses, ou autres, selon les régions). Puis la préparation est couverte de film alimentaire. Et elle placée sous des poids. Les filets sont laissés à mariner et conservés au froid durant deux à trois jours. L’eau qui se forme doit être ôtée toutes les huit à douze heures.

Une fois marinés, les filets sont débarrassés de leur garniture. Ils sont tranchés et les tranches sont servies, habituellement sur du pain.

Quels sont les accompagnements gagnants ?

Des radis, des betteraves, des avocats, de la verdure délicate, du cresson, des asperges, des oignons marinés, du concombre, des courgettes, des câpres… Le gravlax n’est pas difficile à agencer.

On accompagne le tout avec quelques cuilleres de yogourt grec, de fromage frais ou de crème pour un goût à la fois onctueux et acidulé.

C’est quoi la nouveauté

Et bien parmi les artisans de Temps Gourmand, Maison Matthieu a décidé de reprendre la recette du saumon Gravlax et de lui apporter une touche provençale en le fumant au bois d’arbres fruitiers… A essayer de toute urgence.

On sert notre gravlax en entrée, sur du pain grillé ou des feuilles d’endive. Bon appétit !

saumon gravlax

Retrouvez le saumon Gravlax de Maison Matthieu sur notre site

Fruits et légumes : quel travail se cache derrière un bon produit ?

Fruits et légumes : quel travail se cache derrière un bon produit ?

Ce sont les travaux des producteurs, tout au long de l’année, qui assurent la qualité des fruits et légumes frais que vous retrouvez sur les marchés, et dans vos restaurants préférés !

Car oui, derrière chaque fruit et chaque légume que l’on consomme au quotidien, se cache une grande quantité de travail, parfois insoupçonnée ou méconnue !

C’est ce travail, réalisé par des producteurs engagés et passionnés que nous souhaitons mettre à l’honneur au travers de cette infographie, à la fois ludique et détaillée, réalisée en collaboration avec Les Jardins de Donzenac, l’un de nos partenaires historiques.

Cette infographie est une synthèse des principaux travaux à réaliser dans le cadre d’une exploitation familiale, et qui permettent d’obtenir, in-fine, des produits fermiers de qualité, comme ceux que nous sélectionnons chaque semaine pour les paniers de fruits de nos clients.

Les travaux d’hiver

De novembre à février, la nature entre dans une période de sommeil, appelée aussi « dormance » ou « repos végétatif ».

En hiver, les sols ont besoin d’attention et doivent donc être fertilisés, paillés ou labourés afin de limiter le développement des « mauvaises herbes » (que l’on nomme aussi « adventice » car elles ne sont au final pas toujours mauvaises).

Il faut également remettre en état les palissages, entretenir et remplacer les outils dédiés aux récoltes et au stockage.

C’est aussi à la fin de l’hiver qu’il convient de commencer à poser les pièges à frelons Asiatiques (plus précisément du 1er Février au 1er Mai) afin de piéger les femelles fondatrices (c’est à dire les « reines frelons Asiatiques ») qui sortent de leur hibernation et circulent pour aller reconstruire un autre nid ailleurs.

  • Du côté du verger

Du côté du verger, les arbres peuvent être taillés. En effet, la sève est maintenant redescendue dans les racines. C’est donc le bon moment pour pratiquer la taille des branches : retirer le bois mort, éliminer les gourmands, et donner la forme recherchée à l’arbre.

  • Du côté du potager

Du côté du potager, le maraîcher prépare déjà la nouvelle saison à venir et procède aux premiers semis sous serre. Il peut aussi être nécessaire de poser des protections comme des voiles d’hivernage afin de protéger les cultures les plus fragiles en cas de grand froid.

Les travaux de printemps

C’est la période de croissance des rameaux et des feuilles. La nature se réveille, la sève circule à nouveau dans les plantes : c’est ce que l’on appelle le débourrement. En mai/juin, c’est la floraison avec l’apparition de petites fleurs, voire de certains fruits pour les variétés les plus précoces.

En cette sortie d’hiver, l’arrivée à maturité des premiers fruits précoces (comme les fraises, les cerises et les nèfles) et les repiquages en extérieur des semis réalisés sous serre, sont des mets plus qu’appétissants pour la faune qui, elle aussi, a besoin de se fortifier après les rigueurs de l’hiver.

Le producteur devra donc veiller à bien protéger ses cultures contre les attaques des oiseaux, limaces, et autres mulots.

  • Du côté du potager

Du côté du potager, un contrôle des mauvaises herbes est de rigueur afin d’en limiter la prolifération, rapide et abondante au printemps, et ne pas étouffer les jeunes plants naissants.

Afin de garantir une bonne reprise des végétaux, un développement efficace et une fructification abondante, il faut procéder à des apports d´engrais et de fortifiants. Les plus connus au jardin bio sont le compost et les purins (ortie et consoude notamment).

  • Du côté du verger

Du côté du verger, l’arrosage naturel est en général suffisant à cette saison et c’est le moment de remplir les réserves d’eau qui seront capitales pour la saison estivale à venir.

C’est aussi le moment de greffer les porte-greffes, puisque c’est au début du printemps que la sève remonte des racines, et permet donc la prise du greffon.

Les travaux d’été

Au début de l’été, le feuillage continue de se développer et les fleurs vont donner des fruits : c’est la nouaison. En plein été c’est la véraison : les fruits grossissent et mûrissent. Ils se colorent, deviennent moins acides et s’enrichissent en sucres et en arômes.

L’été : la délicate période pour la production de fruits et de légumes
En cette période, le plus grand risque qui pèse sur les récoltes est bien évidemment la sécheresse et le manque d’eau. Un arrosage régulier et abondant des plantes et des arbres est capital afin d’éviter tout stress hydrique et de garantir un bon développement des fruits et légumes.

C’est aussi le moment de récolter les fruits et légumes d’été, de les trier, de les conditionner, de les stocker puis de les vendre.

Du côté du potager comme du verger, il faut pratiquer un arrosage régulier. En effet, un manque d’eau trop sévère se traduira d’abord par une perte des fruits et légumes, puis par un dépérissement total des plantes, voire des arbres.

Comment retrouver le bon goût des fruits et des légumes ?

Aucun label, pas même le label bio, ne peut vous garantir à 100% un produit de qualité. Les meilleurs fruits et légumes sont ceux produits près de chez vous, en saison, dans des exploitations à taille humaine, et qui pratiquent une agriculture respectueuse de l’environnement.

Pour rappel, le label bio est un label payant… Le producteur doit payer chaque année un organisme de certification afin d’avoir le droit d’étiqueter ses produits comme « bio« .

Selon nous, avec l’entrée de l’industrie dans le « bio » (c’est à dire la grande distribution et les grandes multinationales agricoles), ce label perd énormément d’intérêt… Voir notre article complet à ce sujet : le biologique, ce n’est pas systématique.

Par ailleurs beaucoup de petites exploitations familiales, qui pratiquent une agriculture particulièrement respectueuse de l’environnement, et sans pesticide, refusent tout simplement d’entrer dans ce système de labellisation, trop capitalistique à leurs yeux.

Ce n’est donc pas parce qu’un produit est bio qu’il est forcément bon… Et même loin de là…

Infographie-quel-travail-derrière-un-bon-produit

Infographie du site Alex Alex sur les fruits et les légumes

Les travaux d’automne

En France, la nature reste très généreuse en automne. Récolte des fruits et légumes d’automne, stockage, vente au détail ou en gros, et transformation des produits sont donc au programme.

  • Du côté du potager

Du côté du potager, beaucoup légumes restent à récolter, conditionner, stocker, puis à vendre sur les marchés (betterave, brocoli, choux de Bruxelles, navet, potiron…etc.).

  • Du côté du verger

Du côté du verger c’est la même chose : les pommes, les poires, les raisins, les châtaignes, les noix, et autres kiwis n’attendent que d’être récoltés.

C’est également le moment propice pour planter de nouveaux sujets, ou déplacer des plantations récentes ou des rejets, qui tireront plus facilement leurs racines à cette période. Car comme dit le dicton « A la Sainte Catherine, tout bois prend racine » !

C’est aussi le moment d’installer des mangeoires et des nichoirs à oiseaux pour l’hiver (insectivores, les oiseaux sont en effet essentiels pour l’équilibre des espaces naturels), et d’entretenir les ruches (pesage, nourrissage, traitements anti parasites) : les abeilles viendront en effet assurer la pollinisation des fleurs au printemps prochain.

A la fin de l’automne, c’est le grand nettoyage afin d’éviter la prolifération des maladies : élimination des fruits impropres restés sur les arbres, ramassage des feuilles mortes et des branches tombées au sol, élimination des mousses et autres lichens.

A retenir

Pour retrouver le bon goût des fruits et des légumes :

#1 Consommer de saison

#2 Des fruits et légumes issus d’exploitations familiales

#3 Produits localement

#4 Avec des méthodes respectueuses de la nature, et #5 cueillis à maturité.

Tout savoir sur le foie gras

Tout savoir sur le foie gras

Le foie gras est une tradition de la gastronomie française qui orne nos tables pour les fêtes, Produit d’exception quand il est juste mi-cuit et entier, il existe de nombreuses façons de le servir. Il faut dire à votre cousin d’arrêter de l’écraser comme un mauvais pâté, et cela serait une grande victoire.. Mais sur quel pain le déposer délicatement ? avec ou sans condiment ?
Le plaisir de se faire plaisir ! Mais attention à bien le choisir et à savoir comment le savourer.

Foie gras d’oie ou foie gras de canard ?

Foie gras d’oie ou de canard, nous nous sommes toujours demandés ce qui qui diffère de l’un ou l’autre, nous ne connaissons pas forcément la différence. Et dans les supermarchés, rien n’est indiqué, lequel il faut choisir selon nos goûts.

En fait, il existe deux espèces de foies gras, celui d’oie et de canard.
Le goût du foie gras d’oie est plus doux plus fin alors que celui du canard est plus rustique et plus puissant. C’est celui qui est le plus commercialisé.

Comment choisir son vrai foie gras ?

Un excellent foie gras débute dès le premier jour de vie des volailles par la qualité de son exploitation et des conditions de vie de ses animaux.
La production industrielle de foie gras est dominée par des groupes alors que les petits producteurs du terroir ne constituent que 12% de la production. Choisissez un foie gras d’un producteur local où vous aurez une traçabilité et une transparence du produit.

Il est bon de savoir qu’un foie gras artisanal est composé d’au moins 75% de foie gras alors qu’un pâté ou mousse du commerce est constituée de 50% de foie gras.

Pourquoi choisir le foie gras de Chateau Bellevue ?

La garantie d’une origine certifiée :
Les foies gras de Château Bellevue bénéficient d’une Indication Géographique Protégée (IGP), qui garantit formellement l’origine des canards, principalement élevés dans le Sud Ouest.

Des canards élevés dans les règles de l’art:
Château Bellevue vous propose des foies gras issus de canards élevés en plein air et nourris au maïs sans OGM.

Le respect de la tradition:
Tous les foies gras entiers sont sélectionnés, préparés à la main.

Temps Gourmand sélectionne des éleveurs comme Château Bellevue passionnés par leur métier. Des élevages plus respectables, plus juste avec des produits du terroir plus savoureux mais surtout meilleurs.
l’origine des produits, les conditions d’élevage et l’alimentation des volailles, ce sont les raisons pour lesquelles Château Bellevue a rejoint Temps Gourmand.

Quel assortiment servir avec mon foie gras ?

Le pain est un indispensable pour la dégustation de toast de foie gras. Autre que le pain de seigle ou de campagne, pour une touche d’originalité vous pouvez tester le pain d’épices pour des accords sucrés/salés.
Un confit, un chutney, une confiture, une marmelade, le choix est difficile !
Pour les gourmands des accords sucrés/salés, le foie gras peut être servi avec un confit d’oignons ou de figues. Mais pour porter une singularité dans votre entrée, vous pouvez le servir avec un chutney de mangue ou de passion, qui ont une subtile saveur aigre douce, ou de la gelée de vin au safran.

Comment préparer son foie gras ?

On vous dévoile les 5 règles essentielles pour une bonne dégustation.

La température

Nous vous conseillons de le laisser à température ambiante avant dégustation 20 à 30 min pour un meilleur démoulage. Trop froid, il ne révèle pas tous ses parfums et ses saveurs.

Le démoulage

Pour le démouler sans qu’il se casse en deux et cela serait dommage! Un conseil, plongez le bocal dans l’eau chaude quelques secondes et sortez le rapidement.

Le tranchage

C’est le moment le plus délicat pour bien le présenter. Petite astuce avoir un couteau à lame fine et sans dent. Tranchez le au dernier moment pour qu’il garde toute sa saveur. Pour éviter que le couteau colle à la tranche, vous pouvez passer votre lame sous l’eau chaude et l’essuyer ensuite.
Sinon, si votre grand mère a un fil à couper le beurre, cela fait des tranches parfaites !

Le dressage

Si vous avez la possibilité, faites refroidir vos assiettes avant de le déposer dessus. Il est recommandé d’en servir 50 à 70g par personne pour l’entrée et 100g à 130g en plat principal, mais entre gourmands avouons le nous, on ne compte pas les grammes.

La dégustation

Le meilleur pour la faim. A déguster sur une belle tranche de pain frais et un confit pour relever toutes les saveurs.

foie gras

Retrouvez nos foie gras de canard entier en bocal ou mi cuit sur notre site

Confiture du pays Basque : Tout savoir

Confiture du pays Basque : Tout savoir

Renommée au Pays Basque, la cerise noire est un élément typique et authentique de leur gastronomie. C’est avec sa confiture qu’on confectionne le véritable gâteau basque. Elle accompagne aussi à merveille le Ardi Gasna, un fromage pur brebis typique Basque.
Quoi de mieux que les bonnes confitures du Pays Basque pour ensoleiller vos petits-déjeuners et agrémenter vos desserts !

La cerise noire d’itxassou

Lorsque l’on parle de cerise noire au pays Basque, le village d’Itxassou est souvent cité. Berceau de ce fruit, Itxassou a été quelque peu malmenée par l’Histoire et la production de cerises noires. La cerise noire telle qu’on pouvait la trouver il y a quelques années en arrière n’existe plus. C’était une variété peu rentable à cause de son gros noyau et des vers présents. Les cerisiers disparurent peu à peu jusqu’au milieu des années 90, c’est alors qu’une douzaine de producteurs ont créé le GIE « Cerise d’Itxassou-Itsasu ». Environ 4000 arbres furent plantés avec trois variétés de cerises qui sont aujourd’hui issues du village : Xapata, Peloa, Beltza.

Comment est fabriqué la confiture au pays basque ?

La cerise noire est un fruit traditionnel du Pays Basque et elle est fière de ses origines. Il existe différentes variétés de cerises. La cerise noire d’itxassou est la meilleure qualité de cerise du pays basque. Chaque année, la fête de la cerise d’itxassou (village voisin d’Espelette) est le moment de la célébrer.
Le petit truc en plus de cette confiture : Elle est cuite en chaudron avec des cerises mûres et fraîches, sa qualité est exceptionnelle car vous retrouvez dedans des fruits entiers, ce qui permet de conserver le goût acidulé des fruits.

confiture cerise noire

Avec quoi déguster la confiture de la cerise noire ?

Vous pouvez la déguster comme une confiture classique, sur du pain avec ou sans beurre pour les gourmands. Mais c’est avec le fromage de brebis qu’on la sert au pays basque.

– Fromage de Brebis et ses confitures de Cerise noire, piment doux et Piment d’Espelette
Un bon fromage fermier, du pain toasté et des confitures de cerises noires artisanales… C’est un instant de bonheur simple à partager !

– Vous pouvez faire le gâteau typique Basque à base de cerises noires, voici la recette du Gateau Basque à la cerise noire

– Elle accompagnera aussi à merveille gaufres, crêpes et tartines pour enchanter vos papilles.

– A déguster avec vos laitages : yaourts, fromage blanc, faisselle ou panacotta !

Pourquoi de la cerise noire avec du piment d’Espelette ?

Et pourquoi pas réunir les deux spécificités du pays Basque en un seul et même produit ?
Envie de découvrir ou redécouvrir les saveurs du terroir basque dans un mélange sucré-salé? Osez cette délicieuse confiture à la cerise noire au piment d’Espelette ! Pour retrouvez toutes les saveurs de cette confiture de cerises noires au piment d’Espelette, vous pouvez l’accompagner d’un fromage de brebis affiné ou d’un magret.

Retrouvez sur Temps Gourmand, le producteur Urre goria qui vous propose des confitures à la cerise noire, mais aussi des confitures plus originales comme la confiture de cerise noire au chocolat, un vrai délice !

Tout savoir sur la confiture maison

Tout savoir sur la confiture maison

La recette de la confiture maison par Temps Gourmand

Ca y est, c’est l’équinoxe et l’automne est officiellement là! Le temps de penser à mettre les fruits en pot en préparation de l’hiver!

Oui, Temps Gourmand vous parle aujourd’hui de confiture maison et vous donne trucs et astuces pour la réussir a tous les coups!

Vous vous demandez peut-etre… Comment fabrique-t-on une confiture maison ? Et si je m’y mettais?

Au menu de cet article, une perspective historique de cette recette ancestrale ainsi que tous les trucs et astuces nécessaires pour mettre votre projet à exécution

La confiture maison, un savant dosage d’ingrédients!

Le premier ingrédient pour réaliser une confiture chez soi, le plus important, c’est l’envie! L’envie de faire plaisir à ceux qui la mangeront. 

Interviennent ensuite le bon dosage de sucre, le choix du sucre à utiliser, le fait de guetter le changement de couleur et la bonne consistance.  

Entre fait historique et trucs et astuces, plongez dans l’univers de la confiture artisanale, qui nous l’espérons vous donnera envie d’en réaliser à votre tour!

 

Petite histoire de la confiture 

Étymologie du mot confiture 

Le mot confiture est formé à partir de 2 racines latines cum et facere qui signifient faire avec, préparer. 

“Confire” passe dans le langage courant pour signifier « traiter des fruits avec un liquide ou du sucre pour les conserver » tandis que “confit” désigne un aliment immergé dans un liquide pour lui donner du goût et favoriser sa conservation. 1

Petite histoire de la confiture 

La confiture est une recette ancestrale puisqu’elle répond au besoin humain de :

  • pallier le processus naturel d’oxydation des denrées alimentaires
  • s’adapter à la saisonnalité des récoltes 
  • s’assurer un moyen de subsistance durant les périodes hivernales

Les fruits qui en saison tombent à foison, du fait de leur fortes propriétés nutritives sont ramassés, transformés et stockés afin de pouvoir les consommer tout au long de l’année.

Petite histoire du sucre

L’histoire de la confiture est étroitement liée à celle du sucre, douceur ramenée par Alexandre le Grand, réservée à l’élite durant le Moyen Age et documentée en 1555 par Nostradamus – apothicaire de son état en plus d’être visionnaire – par Excellent et moult utile Opuscule à touts necessaire, qui desirent auoir cognoissance de plusieurs exquises Receptes, livre expliquant l’utilisation du sucre et du miel en confiserie. L’usage du sucre se généralise en tant que conservateur avec l’exploitation de la canne à sucre aux Antilles pour le cas de la France.

Le sucre de betterave est découvert quant à lui au XVIIIème siècle. Sa formule ne cesse de s’améliorer, faisant de ce produit l’équivalent de la canne à sucre. La France est à ce jour le premier producteur mondial de sucre de betterave.

Quel sucre choisir pour une bonne confiture maison ? 

Le sucre roux n’est pas forcément plus naturel que le sucre blanc. Beaucoup de marques  colorent simplement le sucre avec du caramel pour lui donner un aspect plus naturel. Si vous lisez les étiquettes des sucres roux, vous remarquerez que la plupart contiennent une majorité de sucre blanc coloré par un faible pourcentage de caramel.

Le conseil pour réaliser une confiture maison “made in France”?

Optez pour le sucre de betterave, la France en est le premier producteur mondial

 

Réaliser votre propre confiture artisanale 

Quelle est la différence entre confiture, gelée et marmelade? 

Les différences entre ces trois préparations à base de fruits dépendent de la concentration de fruit utilisé pour 100g de produit fini, ainsi que de la forme du fruit utilisé (purée, jus, fruit entier) et du type de fruit (agrume, fruit rouge, etc.)

  • Gelée : mélange porté à la consistance gélifiée de sucre et de jus ou substance aqueuse contenant au minimum 35 % de fruit quelle qu’en soit la forme. 
  • Confiture: mélange suffisamment gélifié de sucre et de pulpe ou purée de fruit 20 grammes pour la marmelade
  • Marmelade : mélange d’agrume, porté à consistance gélifiée appropriée, d’eau, de sucres et d’un ou de plusieurs des produits suivants: pulpe, purée, jus, extrait aqueux et écorces 2 La concentration de fruits est supérieure ou égale à 20%

 

Recette de la confiture artisanale 

Les ingrédients nécessaires pour une confiture maison réussie

  • Une bassine en cuivre
  • Fruit (60%)
  • Sucre (40%)
  • Pectine
  • Citron
  • Créativité 🙂 Il est possible d’ajouter à votre convenance et selon votre inspiration épices, autres fruits, parfums. Veillez à penser les combinaisons judicieusement pour qu’un goût ne prenne pas trop le pas sur l’autre.

 

4 trucs et astuces à savoir!

  1. La bassine en cuivre n’est pas seulement un accessoire de grand-mère, elle favorise le processus de gélification!
  2. Les fruits ne doivent pas être trop mûrs pour 2 raisons:
    –  leur teneur en pectine diminue avec leur maturité
    –  plus les fruits mûrissent, moins ils ont de goût
  3. Il faut adapter la dose de sucre aux conditions météorologiques de l’année. Si l’année a été sèche, les fruits ont tendance à être plus sucrés naturellement.
  4. La pectine est une composante présente naturellement dans les pépins ainsi que les pelures et écorces de fruits. Elle est un gélifiant naturel.

Comment rendre ma confiture plus consistante?

Ajoutez une petite gaze contenant les pépins et la pelure d’une pomme à votre préparation. Vous la retirerez une fois la confiture terminée. Le citron renforce également le processus de gélification

 

 

Cuisson d’une confiture artisanale 

Lorsque les ingrédients sont ajoutés, la cuisson peut débuter.

Le temps de cuisson varie mais comptez en moyenne 10 minutes pour 2 kilos de confiture. 

Durant la cuisson, les fruits se mélangent avec le sucre et le mélange s’évapore. C’est ainsi que des impuretes remontent sous forme d’eciume. Ecumez le mélange au fur et à mesure que les impuretés apparaissent.

Surveillez la consistance et la couleur. Les bulles grossissent, il n’y a plus d’ecume, les fruits remontent a la surface, il est possible que votre confiture ait atteint la bonne consistance. 

 

Comment savoir si ma confiture est prête?

Il existe une astuce de grand-mere pour savoir si votre préparation est prête : mettez une assiette au congélateur pendant 5 minutes. Lorsque vous pensez que la confiture est prête, déposez-en un peu sur l’assiette froide. Si la confiture se bombe sans rider ni couler, elle est prête !

 

Avec l’expérience, vous saurez reconnaître à l’odeur, la couleur et la consistance, lorsque le mélange est prêt.

 

Stériliser les contenants et conserver une confiture artisanale 

  • Stériliser les pots en verre

Choisissez avec attention des pots en verre en bon état. Anciens pots en verre de confiture, cornichons ou toute autre denrée feront l’affaire.
Plongez les pots dans de l’eau bouillante pendant 20 minutes. Retournez les sur un drap et laissez-les sécher.

  • Remplir les pots de confiture

Lorsque la confiture est terminée, remplissez les pots jusqu’au bord en veillant à ne pas déborder. Verser le contenu doucement pour ne pas créer de bulle.
Fermez les pots et retournez-les. Laissez-les retournés jusqu’à ce qu’ils refroidissent.
Le sucre, la chaleur ainsi que le fait de retourner les pots stériles sont les gages d’une parfaite conservation pour les mois et même les années à venir ! 

  • Entreposer vos confitures

Dernière étape, n’oubliez pas d’étiqueter vos pots avec la date ainsi que le type de confiture!
Vous pouvez à présent sceller et entreposer dans un endroit sec et frais, de préférence à l’abri de la lumière une confiture se conserve plusieurs mois, voire plusieurs années. 

 

Trucs & astuces de la stérilisation

  • Si vous souhaitez vérifier que vos pots sont bien étanches et ne risquent pas de détériorer la conservation de votre délicieuse confiture artisanale, remplissez-les d’eau chaude, fermez-les et retournez-les sur un drap ou un papier journal. Si au bout de 2 heures, le drap est humide, n’utilisez pas le pot incriminé !
  • Le processus de confisage du fruit dans le sucre confère au mélange des propriétés antibactériennes, raison pour laquelle il n’est pas nécessaire d’ajouter quoique ce soit à votre confiture pour une préservation optimale.

 

Confiture artisanale, fruits des champs et plaisir ancestral 

Une confiture artisanale est une recette simple à réaliser avec les fruits de votre jardin, ou ceux que vous ramassez dans le champs.

Souvent, des figuiers ou abricotiers sauvages produisent à foison dans l’indifférence générale. La prochaine fois, pensez à ramasser ces cadeaux de Dame Nature. 

Quel plaisir, accroupi dans la forêt de ramasser des mûres ou myrtilles, à l’ombre de l’abricotier, de cueillir les fruits mûrs!

Le parfum des fruits vous prépare déjà au plaisir de la cuisson, à la satisfaction de coller vos étiquettes sur des pots soigneusement sélectionnés, à la joie de les ranger sur une étagère déjà pleine (mais, chut, il ne faut pas le dire!), classée par année et couleur, au bonheur de partager le fruit de votre préparation  « en partant n’oublie pas de prendre les pots de confiture, c’est moi qui l’ai faite, les abricots sont du jardin… »

Alors oui, la confiture c’est un bon dosage de sucre et de fruits, mais c’est aussi un univers, celui de l’enfance, des souvenirs, de la tradition, des gestes simples et ancestraux, du don, de la transmission.

Si vous souhaitez déguster de bonnes confitures élaborées a partir de produits de terroir francais sans pour autant transformer votre cuisine en champ de bataille – cela arrive plus rqpidement que ce que l’on pense! – Temps Gourmand vous propose une sélection qui raviera petits et grands sur la table du petit-déjeuner: la confiture safran-abricot des artisans de Safran de Cuges ou bien la confiture cerise noire extra d’Urre Gorria dans le Pays Basque

Bonne dégustation!

 

Sources:

https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Publications/Vie-pratique/Fiches-pratiques/Confitures-gelees-marmelades-de-fruits

https://www.lexpress.fr/styles/saveurs/recette/les-conseils-d-un-chef-etoile-pour-une-une-confiture-parfaite_1109709.html

https://www.lesucre.com/ Créé en 1932, Cultures Sucre est une association loi 1901, soutenue par les planteurs de betterave et les fabricants de sucre. C’est une organisation interprofessionnelle du secteur betterave – canne – sucre en France qui propose de l’information et de la documentation sur le sucre et l’univers du sucré.

https://www.santenatureinnovation.com/sucre-de-betterave-ou-sucre-de-canne/

Manger des fruits et légumes sains passe-t-il forcément par un label bio ?

Manger des fruits et légumes sains passe-t-il forcément par un label bio ?

Au cours des dernières décennies, la consommation d’aliment bio a gagné beaucoup de terrain. Nombreux sont ceux qui pensent que désormais, il devrait être systématique d’acheter de la nourriture labellisée en supermarché.
Pourtant, il existe diffêrentes alternatives au label bio.

Temps Gourmand dêcripte pour vous le vrai du faux du bio pour les fruits et lêgumes!

De nombreuses recherches ont, en effet, prouvées que beaucoup d’aliments, particulièrement les fruits et les légumes, peuvent être achetés et consommés non bio.

Les recherches effectuées sur le sujet par l’EWG confirment cette hypothèse. De son côté, David Servan Schreiber, médecin français et auteur du livre Anticancer, a également émis son avis sur le sujet. Selon lui, la pratique de la culture conventionnelle ne serait pas nocive pour certains produits agricoles.

Comme le sujet est assez délicat et peut parfois heurter la sensibilité de certains idéalistes, je me suis un peu laissé emporter par ma curiosité. Donc, en essayant de trouver un maximum d’informations sur la culture et la consommation d’aliments bio, je suis tombée sur le site Alex et Alex que j’ai trouvé plutôt intéressant.

Le plus important à savoir sur le label bio AB

Un fruit ou un légume labélisé bio a été cultivé selon les normes de l’agriculture biologique. Aussi, aucun pesticide ni autre produit chimique de synthèse n’a été utilisé au cours de leur culture. Ils ont poussé dans une terre où ni fertilisants artificiels ni herbicides chimique n’ont été incrustés.
Après un contrôle effectué auprès des autorités compétentes, les produits labellisés bio portent une étiquette portant le sigle AB. Cela permet aux consommateurs de facilement les reconnaître lorsqu’ils effectuent leurs achats dans les supermarchés.

Pour les fermes biologiques, l’obtention du label bio dépend du respect de certaines normes. Pour la viande, les producteurs doivent se conformer au cahier des charges de ce que l’on appelle le « Label Rouge ».
Dans la catégorie des végétaux, un fruit qui a obtenu la certification bio dans un pays la conserve partout dans le monde. Il ne sera plus soumis à des controles supplementaires dans d’autres contrées. Il pourra ainsi porter le sigle AB dans tous les rayons de supermarchés du monde entier.

Infographie du site Alex alex sur le bio et les fruits

Comment éviter les pesticides sans passer par un label ?

Comme le biologique n’est pas obligatoire en tout temps et qu’il est néanmoins fortement déconseillé d’ingérer des résidus de produits chimiques, il est tout à fait normal de trouver des alternatives pour consommer des produits sains et de bonne qualité.

Et même si l’achat des produits portant le label bio AB est la solution la plus simple, elle n’est pas non plus à la portée de toutes les bourses. Aussi, ces quelques conseils pourront vous aider à éviter de consommer des fruits et légumes infestés de toxines.

  • La meilleure alternative demeure le potager familial. Si vous avez un peu d’espace dans votre jardin, l’idéal serait de cultiver quelques légumes et fruits juste derrière votre maison. Pas besoin d’une grande production, quelques plants suffiront pour combler les besoins de votre petite famille. Cette pratique est également valable pour le bétail et la volaille. Si vous en avez les moyens, n’hésitez pas à investir!
  • A défaut de pouvoir consommer vos propres produits, vous pouvez vous tourner vers les fruits rustiques. Outre le fait que ces produits soient délicieux, ils sont également de véritables sources d’éléments nutritifs, notamment de vitamines. Il est vrai que leur apparence peut freiner l’envie de les consommer, mais il faut se mettre en tête que les fruits rustiques sont meilleurs pour la santé.
  • Optez pour l’agriculture urbaine proche de chez vous!
  • Si toutefois vous n’avez pas d’autres choix que d’acheter des produits conventionnels, il ne faudra pas oublier de les laver à grande eau en les frottant rigoureusement avec une brosse. Pensez ensuite à les éplucher avant de les consommer. Cela réduira considérablement le risque d’ingérer des produits chimiques.